Faut-il appeler votre pédiatre?

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Publication de l'article le 4 novembre 2015 par La rédaction dans Articles





doctor La fièvre est le symptôme en pédiatrie qui inquiète le plus les parents

La fièvre est la réponse de l’organisme à une agression virale ou bactérienne ou à une inflammation ; c’est le moyen de se défendre contre cette agression et à ce titre il faut respecter cette fièvre qui est un signal d’alerte mais

Il faut tenir compte de plusieurs aspects :

L’âge de l’enfant :

avant deux mois il n’y a aucune question à se poser ; la consultation s’impose sans délai car il peut s’agir d’une infection potentiellement grave :infection urinaire ou infection méningée par exemple ; il vaut mieux se rendre directement si l’on peut le faire vers un service de pédiatrie hospitalier afin que tous les examens complémentaires soient faits le plus rapidement possible.
Après deux ou trois mois on peut temporiser mais être très vigilant et s’attacher à des signes qui peuvent nous alerter et nous pousser à consulter dans des délais assez brefs :

La tolérance de la fièvre :

un enfant qui ne sourit plus, qui est geignard, qui ne mange plus, qui ne dort plus ou au contraire dort beaucoup, ne boit pas son biberon ou ne le termine pas, enfant prostré, ou simplement « il n’est pas comme d’habitude »

La hauteur de la fièvre :

ce n’est pas un bon critère ; un enfant à 40° peut très bien continuer à jouer alors
Qu’une température de 38°5 mal tolérée puisse signer une infection potentiellement grave surtout chez un petit nourrisson,

Les signes associés :

des vomissements :
ils ne doivent pas être banalisés ;peut-être s’agit-il du début d’une gastro-entérite surtout s’il y associe une diarrhée, mais aussi est-ce les prémices d’une atteinte méningée si ces vomissements sont faciles en jet et que l’enfant a une raideur méningée,

Une éruption cutanée
Celle-ci peut être caractéristique d’une affection bénigne telle la varicelle ou une virose quelconque mais aussi signe d’autres maladies telles que la rougeole ou la scarlatine mais peut
Prendre l’aspect d’une éruption que nous appelons purpura et qui impose une hospitalisation d’urgence

Des difficultés respiratoires
Au-delà de la toux assez banale dans la rhino pharyngite, une respiration difficile, très rapide ou sifflante, une toux aboyante vont vous amener à consulter,

Des douleurs abdominales

Voilà un symptôme qui paraît assez banal chez l’enfant mais quand ces douleurs abdominales s’accompagnent de fièvre, il vaut mieux que votre enfant soit examiné pour éliminer une pathologie chirurgicale urgente,

Des signes ORL
Il peut s’agir d’une rhinopharyngite virale saisonnière avec sa toux et sa rhinite claire mais des difficultés à déglutir peuvent signer une angine dont votre médecin pourra déterminer si celle-ci à une origine bactérienne ou virale, ou d’une otalgie signe d’une éventuelle otite,

Des signes articulaires ou musculaires
Ils peuvent s’inscrire dans le cadre d’un syndrome grippal banal mais être aussi les signes précurseurs d’une pathologie inflammatoire ou infectieuse touchant l’os ou les articulations,

 Des signes neurologiques
Si l’enfant convulse, a perdu connaissance, a une démarche ébrieuse, des troubles de l’équilibre ou de la parole : on ne se pose pas de question et on appelle le 15 qui, en fonction de ce que vous direz au médecin régulateur vous adressera les secours appropriés,

Que peut-on faire avant de consulter ?

Les moyens physiques
Découvrir et dévêtir son enfant
Lui proposer à boire
Rafraîchir l’enfant avec un gant humide
Baisser la température de la chambre
Les bains à 2 degrés en dessous de la température rectale ne sont plus d’actualité,

Les moyens médicamenteux
Le paracétamol reste l’antipyrétique de première intention : il se donne à la posologie d’une dose du poids de l’enfant toutes les 6 heures ; la forme suppositoire peut être une alternative si l’enfant vomit mais on privilégiera la voie orale.

Une autre molécule pourra être utilisée en deuxième intention si la fièvre ne cède pas : l’ibuprofène sauf en cas de vomissements ou de varicelle.

La posologie est d’une dose du poids de l’enfant 3 ou 4 fois par 24 heures selon les marques ;

on peut alterner avec le paracétamol quand la fièvre ne tombe pas avec le paracétamol seul,

Comme vous pouvez le constater à partir d’un symptôme commun comme la fièvre on peut poser des diagnostics plus ou moins bénins, s’affoler ou bien se rassurer faussement.

Il faut faire appel à votre bon sens et vous dire que vous connaissez très bien votre enfant et que s’il vous inquiète personne ne vous en voudra de consulter ; après tout les médecins sont là pour vous rassurer !


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